Up des trois derniers titres de l'anthologie subjective de Philippe
Zunino. Furent uppés à l'heure de ce message :
3/ Les Boules (librement adapté de Je ne vois pas mes
yeux de Jean-Luc Parant)
4/ Fumiers de lapin (remake de L'odeur du fumier de Gaston
Couté)
5/ Film sans images (remake d'un extrait du DVD Les groupes Medvedkine...
Le film est une arme)
Jouable dans le djoukbocs (rubrique "écouter"), téléchargeable dans la rubrique auteurs.
Mise en ligne des deux premiers titres d'une série de parodies laudatives
ou satiriques, par Philippe Zunino. Cette série, intitulée Une
agonie de l'oeuvre,
constituera à terme une "anthologie subjective de poèmes
sonores sans auteur".
1/ Le sens que la raison donne à ma
pensée (remake de La Départie d'Amour, de Charles
d'Orléans)
2/ Le mâle
(remake d'un passage du roman Le Château de Cène,
de Bernard Noel)
Jouable dans le djoukbocs (rubrique "écouter"),
téléchargeable
dans la rubrique auteurs.
Kilobytes'Patron fait sa wevoloucha-party :
tout ce qui est écoutable sur le site devient également téléchargeable
(rubrique
"auteurs").
L'amour des chiffres et Discours des présidents,
ajoutés au djoukbocs.
Hommage à Christophe Fiat.
Récemment, un jeune homme complet (poète,
dramaturge, essayiste, presse-purée, hacktiviste, mignon de la cour
des miraculées subventions) dont je tentais de contrarier les ambitions
patrimoniales, dégaina cette arme rhétorique connue pour son
inefficacité en dehors des sphères politiciennes : le "néologisme
de rapiéçage", qui suggère presque habilement le
caractère frelaté, inauthentique, bâtard, et donc dangereux,
de sa cible ("islamo-racailleux", "occidentalo-sioniste", "dogmatico-révisionniste" etc.).
Une technique séduisante, certes ; celle, surtout, d'hommes politiques à la
mode, cherchant à définir une communauté d'intérêts
convergeant en un méchant complot avec, pour antécédent
légitime et décomplexant, le pacte communisto-nazi entre URSS
et Allemagne (que des boulets
rouges réussissent encore à nous vendre comme une "trahison" du
petit père et qu'on mettait dans certains cours d'Histoire il y a moins
de dix ans au chapitre des bizarreries).
Très sexy dans sa robe de Résistant-de-la-première-heure – qui
n'a d'équivalent en 2006 que celle d'Immortel des derniers instants – mon
jeune ami m'avait reproché une attitude et des textes "ironico-nihilistes".
Pour des raisons que mes nombreux lecteurs analyseront plus tard, il était à côté de
la plaque.
Mais aujourd'hui, je dois avouer que c'est l'expression
de mon jeune con qui convient le mieux – l'accusation implicite de fascisme
en moins – au projet parodique initié par L.L.
de Mars et qu'il nous fait le plaisir de poursuivre par un deuxième Je
ne jette rien, consacré à Alain Jouffroy. Ironiser et anéantir,
c'est effectivement le but de ces petites barricades au mauvais goût
(i.e. "celui qui n'est pas le notre", Husserl),
dont nous rappelons le principe :
Les éléments sonores doivent être
assemblés selon des rythmes visuels, des lignes architectoniques,
comme des briques, sans écouter ce qu'on est en train de faire. Il
s'agit de "regarder les sons", comme autant d'atomes à ironiser,
chaîner, fissurer, casser.
On fait penser comme un cliché que la parodie
est le genre des périodes moroses, qu'elle aggrave la dépense
ordurière des époques décadentes. Il faudrait relire Laforgue,
notamment ses Moralités Légendaires, pour se rembobiner
le cerveau et reconnaître qu'on ne répond pas toujours à un
modèle par un contre-modèle, qu'il n'est pas judicieux d'enfoncer
le clou du registre moral dans une époque qui fait déjà trop
cas du règlement des mœurs. Lire aussi ce
que dit Nathalie Quintane sur la contre-rhétorique, et ce mythe
mi-sollersien mi-cobainien d'une destruction du système par l'intérieur,
mythe qui – comme tous ? – n'a fait que happer ceux qui ont voulu
l'éprouver.
Schwimmweste unter dem sitz,
ajouté
au djoukbocs.
L'art donne du sens à l'argent afin
que l'argent donne du sens à l'art, ajouté au djoukbocs.
À Rome, un soir de Noël qui rejoint
et égale le matin de Pâques du premier Faust, Rilke écrivit à un
jeune poète pour lui conseiller d’être grand, et le consoler
d’être seul. Un peu partout en Europe, deux québécois
invitent le jeu démocratique de place
historique en esplanade
célèbre, pour nous conseiller de lui rendre souvent hommage,
et nous consoler d'y briller par notre maladresse.
Sans être tout à fait sûr que Kilobytes'Patron
soit dès
aujourd'hui une plateforme historique, Stabuda (Philippe Charron et Àlain
Farah enregistrés et travaillés par Thomas Braichet [infos
sur les auteurs]).
Parallèlement aux Sonnets étriqués,
LL de Mars lance une nouvelle série : Je ne jette rien.
Burroughs était persuadé que pour faire un bon cut-up, il valait
mieux utiliser de bons textes. Alors que faire des mauvais ? De la musique.
Aujourd'hui :
I. André Du Bouchet
1) extinction
2) loin du souffle
3) cession
Je ne jette rien peut devenir On ne
jette rien, si le principe de démolition inspire certains. Envoyez ici vos
contributions, dont la technique devra emprunter à un domaine graphique.
(Les éléments sonores doivent y être assemblés
selon des rythmes visuels, des lignes architectoniques, comme des briques,
sans écouter ce qu'on est en train de faire. Il s'agit de "regarder
les sons", comme autant d'atomes à ironiser, chaîner, fissurer,
casser.)